Juridique / Droit / Administratif
Les bons réflexes lors des achats en ligne.
Acheter en ligne fait désormais partie du quotidien. Cette facilité est un vrai gain de temps, mais elle s’accompagne aussi de quelques risques qu’il vaut mieux anticiper pour éviter les mauvaises surprises.
Découvrez les bons réflexes à adopter pour profiter pleinement de vos achats en ligne, en toute sécurité et en toute sérénité.
Adopter les bonnes habitudes
L’usurpation d’identité ou le phishing (hameçonnage) peuvent découler d’un achat sur un site malveillant. C’est pourquoi une vigilance accrue s’impose pour sécuriser vos transactions.
Voici quelques réflexes clés pour limiter les risques et éviter les mauvaises surprises :
- Vérifiez la réputation du vendeur ou du site : en cas de doute, tapez “arnaque” suivi du nom du vendeur dans un moteur de recherche pour consulter les retours d’expérience des utilisateurs.
- Méfiez-vous des avis trop élogieux : ils peuvent être falsifiés. Privilégiez les plateformes indépendantes comme Trustpilot (https://fr.trustpilot.com/) ou AvisVérifiés (https://fr.avis-verifies.com/annuaire/) pour des évaluations authentiques.
- Lisez scrupuleusement la fiche produit et les CGV : vérifiez la composition, les dimensions, les délais de livraison et les modalités de retour pour éviter toute surprise.
- Optez pour un site transparent : un vendeur sérieux affiche une adresse physique, un numéro de téléphone fixe, et des conditions générales de vente (CGV) limpides. Vérifiez aussi son immatriculation (SIRET pour la France).
- Restez sceptique face aux offres trop belles : une promotion exceptionnelle sur un site inconnu est souvent un piège. Comparez les prix sur des sites de référence.
- Privilégiez les sites sécurisés : assurez-vous que l’adresse commence par “https://” (avec cadenas dans la barre d’adresse).
La vigilance ne s’arrête pas là : de nombreux e-mails ou SMS frauduleux exploitent le thème de l’envoi d’un colis. Si vous attendez un colis, notez le numéro de suivi et connectez-vous directement sur le site officiel du transporteur. Ne cliquez jamais sur le lien fourni, n’appelez pas le numéro indiqué et n’installez aucune application pour la livraison si vous n’êtes pas certain de sa légitimité !
Protéger ses moyens de paiement
Chaque jour, des milliers d’internautes subissent des tentatives de fraude, de piratage ou de phishing, souvent sans s’en apercevoir. Protéger vos données bancaires est crucial pour éviter les pertes financières ou l’usurpation d’identité.
Voici les conseils essentiels pour sécuriser vos paiements en ligne :
- Optez pour des solutions sécurisées : privilégiez PayPal, cartes virtuelles ou 3D Secure. En cas de site frauduleux, vous limitez les pertes à la somme versée, sans exposer votre compte bancaire principal.
- N’enregistrez pas vos informations de carte. En effet, les piratages de sites peuvent permettre aux hackers d’utiliser vos données ailleurs. Effacez-les systématiquement après achat.
- Ne communiquez jamais vos codes confidentiels : ni oralement, ni par e-mail, ni par téléphone. Même si l’organisme qui vous demande de l’argent semble de confiance ou se fait menaçant (exemple : paiement d’une amende suite à un excès de vitesse ; régularisation des impôts avant saisie…), ne cliquez pas sur le lien et ne divulguez pas vos numéros de carte. Rendez-vous sur le site de la structure et effectuez votre paiement sécurisé en ligne.
Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) : cela ajoute une couche de protection via SMS, appli ou biométrie pour valider chaque transaction.
Vous souhaitez profiter de tous les bénéfices du shopping en ligne en toute tranquillité ? Vous êtes victime d’un achat frauduleux ? Vous voulez aiguiser votre vigilance sur le web ? Contactez un conseiller, il vous informera et vous aidera à acquérir les bons réflexes.
Violences familiales - Victime ou témoin : comment agir ?
Vous ou vos enfants êtes victimes de violences familiales ?
Vous avez été témoin de comportements inappropriés, ou bien des signaux vous alertent, et vous souhaitez venir en aide à la victime ?
Voici comment vous pouvez agir selon la situation…
Comment agir en tant que témoin ?
Commencez par être présent pour la victime, soyez à son écoute, sans jugement sur ce qu’elle vit et sans minimiser ce qui lui arrive.
Montrez-lui que vous la croyez, qu’elle ne doit pas se sentir coupable de ce qui se passe dans son foyer, et qu’elle ne doit avoir honte de rien.
Par vos échanges, vous contribuerez à ouvrir les yeux de votre proche sur la situation, et à lui faire prendre conscience de son statut de victime. Il est primordial de prendre conscience que ce vécu n’est pas normal et n’est pas acceptable, quelles que soient les excuses apportées par le conjoint pour justifier ces actes malveillants.
Pour pouvoir agir, votre proche aura besoin de se sentir compris et épaulé.
En plus de votre oreille attentive et bienveillante, vous pouvez inviter la victime à prendre contact avec des organismes spécialisés tels que Violences Femme Info (tél : 3919), ou France Victimes (tél : 116 006).
Si la victime n’ose pas prendre contact, vous pouvez appeler vous-même afin d’obtenir des conseils sur le comportement à adopter et les moyens d’action. Vous pourrez ainsi faire le relais auprès de la victime.
Dans le cas où la victime souhaiterait rapporter les faits à la police ou à la gendarmerie, vous pouvez lui proposer de l’accompagner.
La victime peut également contacter les services de police via la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles (https://www.service-public.fr/cmi). Elle pourra alors dialoguer virtuellement avec des policiers et gendarmes formés aux violences sexuelles et conjugales. La victime sera accompagnée dans ses formalités et pourra prendre rendez-vous dans un commissariat afin de déposer une plainte.
Enfin, dans le but d’étayer un éventuel dépôt de plainte, ou de vous remémorez les faits relatés en vue d’un témoignage, vous pouvez rédiger et consigner les différentes confidences effectuées par la victime.
Pensez à dater les éléments, et conservez-les dans un endroit sécurisé, afin qu’ils ne tombent pas entre de mauvaises mains.
La plateforme Mémo de vie (https://memo-de-vie.org/), gratuite et sécurisée, peut vous aider à compiler les différents éléments.
Informez la victime de votre démarche. Ainsi, elle pourra vous solliciter le moment venu.
Gardez en tête que vous ne pouvez pas prendre la décision d’agir à la place de la victime. Si vous intervenez sans son consentement, vous risquez de la mettre en danger.
De plus, elle perdrait confiance en vous et se retrouverait potentiellement isolée.
Bien sûr, si vous êtes témoin d’une scène de violence, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie au 17.
Se faire aider lorsqu’on est victime
Le soutien des proches est très important pour vous permettre d’agir et de sortir de cette situation de violence.
D’abord, parce qu’ils vous apporteront un soutien moral bienvenu dans cette épreuve. Ensuite, parce qu’ils pourront vous aider d’un point de vue organisationnel (si vous avez besoin d’un hébergement d’urgence par exemple). Et enfin, parce qu’ils pourront apporter leurs témoignages en cas de besoin.
La conservation des preuves est essentielle : photos, e-mail, SMS, témoignages des proches, constatation du médecin… Même si elles sont anciennes, ces preuves viendront appuyer votre éventuel dépôt de plainte.
La plateforme Mémo de vie (https://memo-de-vie.org/), gratuite et sécurisée, peut vous permettre de sauvegarder vos éléments de preuves.
Afin de connaître vos moyens d’action et de savoir par où commencer, vous pouvez contacter les organismes spécialisés.
Par exemple :
- Violences Femme Info (tél : 3919 / https://arretonslesviolences.gouv.fr/) ;
- France Victimes (tél : 116 006 / https://www.france-victimes.fr/) ;
- Le Centre d’Information des Droits des Femmes (https://fncidff.info/) ;
Consultez également le site Parcours Victimes afin d’être guidé (https://parcours-victimes.fr/).
Différentes mesures existent pour protéger les personnes victimes de violences conjugales :
- L’éloignement du conjoint violent ;
- L’ordonnance de protection ;
- L’aide au relogement ;
- Le bracelet anti-rapprochement (qui permet de géolocaliser le conjoint ou ex-conjoint) ;
- Le téléphone grand danger (qui permet à la victime, en cas de danger, de contacter directement une plateforme spécialisée 7j/j et 24h/h).
Selon votre situation, vous serez peut-être amené à porter plainte.
Pour cela, vous pouvez vous rendre directement à la police ou à la gendarmerie.
Sachez que vous pouvez effectuer un premier contact avec les forces de l’ordre par le biais de la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles (https://www.service-public.fr/cmi). Via cette plateforme vous aurez la possibilité de planifier un rendez-vous pour déposer une plainte.
En cas de danger, appelez immédiatement la police ou la gendarmerie au 17.
Sortir d’une relation d’emprise, telle que mise en place par un conjoint violent, est une épreuve pour la victime.
Contactez un conseiller afin de vous confier, et d’être accompagné et soutenu tout au long de votre parcours.
Se reconstruire en tant que victime
Une fois les mesures d’urgence prises et la situation ayant retrouvé un certain calme, la victime doit reconstruire son quotidien, ses relations sociales et reprendre confiance en elle.
Retrouver la sérénité sera la dernière étape pour que la victime reprenne en main le cours de sa vie et puisse aller de l’avant.
Les associations de victimes accompagnent également dans cette dernière étape.
Elles proposent notamment de rencontrer et d’échanger avec d’autres personnes ayant vécu la même chose.
Pouvoir dialoguer, partager son expérience, parler librement sans crainte d’être jugé, peut être libérateur pour certains.
Il peut également être utile pour les victimes de rencontrer un psychologue ou un psychiatre.
Un suivi dans le temps est parfois nécessaire, afin :
- D’exprimer ses souffrances et ses peurs ;
- De voir avec clairvoyance la situation vécue ;
- De retrouver confiance en soi et respect pour soi-même ;
- De prévenir la survenue d’une situation similaire ;
- …
Après avoir tant vécu sous le joug d’un conjoint violent, se reconstruire passe aussi par une réappropriation de ses propres souhaits et désirs : prendre soin de soi, retrouver les petits plaisirs du quotidien, participer à des activités de loisirs, faire du sport, sortir avec les amis….
La phase de reconstruction peut aussi passer par un retour à l’emploi ou un changement de carrière.
Différents organismes pourront aider dans cette démarche.
Contactez un conseiller qui saura vous accompagner dans votre démarche de reconstruction.
Il pourra vous renseigner et vous guider selon vos souhaits pour votre avenir.
Faire appel à un médiateur en cas de conflit de la vie privée.
Litiges avec un artisan, désaccords avec votre assurance, mésentente avec un voisin, séparation… Les sources de discorde foisonnent dans la vie quotidienne. En favorisant un dialogue neutre et amiable, le médiateur peut aider à résoudre les conflits d’ordre personnel, évitant ainsi un procès long et coûteux.
Le principe de la médiation
La médiation consiste à essayer de régler un litige à l’amiable, grâce à la participation d’un médiateur qui intervient pour favoriser le dialogue et mettre en lumière les solutions envisageables.
Son impartialité lui permet de ne pas prendre parti et de ne privilégier aucun point de vue.
Son objectif est que chacune des parties soit satisfaite, à l’issue du processus.
La médiation s’appuie sur des fondements éthiques :
- Consentement personnel libre et éclairé de chaque personne participant à la médiation.
- Confidentialité des échanges.
- Non divulgation à des tiers des accords conclus entre les participants à la médiation.
Cela vise à assurer les bonnes conditions d’exercice de médiation, tout en responsabilisant les personnes.
Par exemple, les personnes qui rencontrent un différend avec un voisin, son propriétaire ou son locataire, … peuvent solliciter l’intervention d’un médiateur civil. Ce professionnel a pour rôle principal de rétablir le dialogue entre les parties en conflit et de les accompagner dans la recherche d’une solution amiable.
Les deux parties doivent être parties-prenantes dans la résolution des conflits, c’est la clé de la réussite !
La médiation peut se dérouler en plusieurs fois selon les souhaits des participants.
Pour toute question concernant la médiation, contactez un conseiller qui pourra vous apporter davantage de renseignements.
Le médiateur familial
Le médiateur familial est un spécialiste des conflits familiaux.
Professionnel Diplômé d’Etat, il intervient en tant que tiers de confiance neutre.
Son intervention vise à restaurer la communication et à trouver des solutions aux besoins de chacun des membres de la famille via une procédure de médiation familiale. Il permet de trouver des accords stables et juste pour les deux parties.
Le rôle du médiateur familial est d’amener les personnes concernées à définir un accord durable et acceptable pour tous.
Faire appel à un médiateur familial est parfois nécessaire dans les cas de séparation et de divorce : partage de l’autorité parentale, droit de visite et d’hébergement, répartition des responsabilités financières, …
Dans certains cas, il pourra ainsi permettre de réduire le coût du divorce grâce à la mise en place d’une procédure à l’amiable (divorce par consentement mutuel).
Votre séparation pèse sur votre moral, vous vous inquiétez quant à votre situation financière ou pour vos enfants. Contactez un conseiller pour évoquer vos craintes.
Le médiateur de la consommation
Le médiateur de la consommation aide à résoudre à l’amiable les litiges entre un consommateur et un professionnel, tel qu’un artisan, un fournisseur d’énergie, une banque, une compagnie d’assurance, etc.
Gratuit pour le consommateur, ce service est obligatoire pour les entreprises depuis 2016 en France.
Le médiateur facilite le dialogue sans imposer de décision. Son intervention porte sur les contrats de vente ou services, nationaux ou transfrontaliers.
Les coordonnées du médiateur auquel faire appel sont obligatoirement disponibles auprès de l’entreprise avec laquelle vous êtes en désaccord, dans le cas contraire vous pouvez vous adresser à une association de consommateurs, ou recherchez un médiateur sur le site gouvernemental : https://www.economie.gouv.fr/mediation-conso/vous-etes-un-professionnel/choisir-un-mediateur-de-la-consommation/mediateurs-references
Pour faire le point sur votre situation dans un contexte délicat et vous aider à passer ce moment le plus sereinement possible, vous pouvez contacter un conseiller pour échanger sur le sujet et être mis en relation avec le médiateur qui correspond à votre litige.